Après le décès d'Étienne Nadrin en mars dernier, toute la commune de Jalhay s'est sentie vide et surtout impuissante. Comment un tel drame a-t-il pu se produire lors d'une soirée censée être placée sous le signe de la sécurité. Les questions fusent et les interpellations pleuvent. Comment faire pour éviter que ce genre de tragique événement ne se produise plus? Avec tout leur coeur et leur passion, les proches d'Étienne ont démarré un grand combat afin de demander plus de sécurité dans les soirées de la région. L'atout principal de leur grande campagne de mobilisation citoyenne est une pétition lancée sur internet le 14 avril dernier. Elle a connu un succès immédiat puisqu'elle a recueilli plusieurs centaines de signatures électroniques en quelques jours. Aujourd'hui, son compteur est bloqué à 5 000 signatures. Un chiffre important qui peut encore évoluer sur www.lapetition.be/en-ligne/sortirensecurite-2141.html Clique
Au-delà du web, les proches d'Étienne ont lancé une véritable machine sur papier en proposant aux citoyens de signer leur pétition. Depuis plusieurs semaines maintenant, ils déambulent dans la région, couvrant les manifestations qui peuvent s'y dérouler afin de récolter un maximum de nouvelles signatures. Et cette formule semble plutôt bien fonctionner. Grâce à la campagne lancée aux Francofolies de Spa, 5 000 signatures supplémentaires ont été enregistrées. Aujourd'hui, la pétition «Sortir en sécurité» a touché 23 000 personnes. Un nombre impressionnant que l'entourage d'Étienne voudrait encore voir évoluer pour finalement dépasser la barre des 25 000 signatures. Un défi que ses proches veulent relever avant d'aller rendre visite à Rudy Demotte, ministre-président du gouvernement wallon, et de lui apporter dans le courant du mois de septembre les milliers de pétitions remplies.
Si le succès est au rendez-vous dans notre arrondissement, l'entourage d'Étienne aimerait également toucher les régions voisines. Un pari ambitieux mais important pour tous ceux qui souhaitent que le décès tragique du jeune homme serve à quelque chose. «À Bruxelles et dans d'autres grandes villes, les mesures de sécurité qu'on demande pour notre région sont déjà en place, précise Robert Nadrin, le papa d'Étienne. On se demande donc pourquoi ces obligations ne sont pas uniformisées dans tout le pays.» Une interrogation à laquelle la famille d'Étienne attend une réponse le plus rapidement possible.
Raphaëlle GILLES



